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Vie de mère (6) - Allaitement partie 1

Coucou tout le monde, 

Cet article cela fait des jours que j'y pense, mais je ne trouvais pas le bon moment pour me poser  et l'écrire. 

Quand, j'ai appris que j'étais enceinte d'Alexis, j'étais heureuse, effrayée et surtout je souhaitais faire les choses à ma façon et sereinement. Maman de déjà deux enfants je savais où je m'embarquais, mais rien ne s'est déroulé, comme prévu. La première chose déjà est que j'ai voulu allaiter et ce sera le sujet de cet article.

L'allaitement, comme beaucoup de femme, je pense que j'ai à peut prêt tout entendue sur l'allaitement. Et si en plus vous avez des proches plutôt contre, le florilège a du être très laaaaarge. Ici, je ne vais pas vous convaincre d'allaiter ou de ne pas allaiter, chacun fait comme il veut. Je n'ai pas allaité mes deux premiers, mais je l'ai fait pour mon dernier. Je vais plutôt vous raconter mon aventure qui débute à la maternité....

Vie de mère (6) - Allaitement partie 1

La décision a été prise assez rapidement, mon conjoint était partant, alors j'ai commencé à me documenter vraiment. J'étais plutôt sûre de moi concernant la décision, mais cela rester trop abstrait et je voulais du concret. Pendant toute ma grossesse, j'en ai parlé à des femmes de mon entourage qui avait allaiter, j'ai fouiné sur Internet et le jour J est arrivé. Je tiens d'ailleurs à remercier toutes celles qui m'ont encouragé et soutenue durant mes 12 mois d'allaitement.

A la maternité, mon petit cœur collé contre moi, je pensais que tout serait simple et facile vu que je serais encadrée. J'ai vite déchanté ! Je suis tombée sur une première équipe qui fonctionnait à la chaîne et qui n'en avait strictement rien à faire de moi. C'est simple, elle voulait que je me débrouille ! Je pleurais, car mon bébé ne voulait pas prendre le sein, j'angoissais, je paniquais parfois et je voulais absolument sortir de cette enfer. Ce sont les nuits que je redoutais le plus. Il faut comprendre que pour un premier allaitement, je ne savais rien, les livres et les témoignages m'ont rassuré, mais une fois qu'on y est, on y pense plus. 

J'ai accouché un dimanche matin et la première nuit, ils m 'ont pris Alexis. J'étais trop fatiguée, mon accouchement sans péridurale a eu quelques complications. Cette épreuve m'a sonnée et j'ai trouvé que l'équipe soignante ont minimisé les choses. Enfin bon, c'est un autre sujet ! On m'apportait Alexis pour l'allaitement puis on le reprenait. Le matin, on me le rapporte et la personne m'annonce qu'ils ont donnée à mon fils, sans mon autorisation, un complètement en biberon.  Trop sonné par tout ça, je n'ai rien dis juste hoché la tête, mais je sais très bien que c'est une belle façon de faire foiré un allaitement. Plus tard, j'apprends du pédiatre que d'une, ils auraient du me demander et de deux me questionner sur les allergies de la famille. Vu que nous en avons, ça aurait été pas bête de demander.

Jour 2- Je n'arrive toujours pas à mettre Alexis seule au sein, c'est compliqué. Je savais que ce serait pas simple, alors je m'accroche, mais d'un côté je me demande si je lui donnais un biberon serait pas mieux. Aucune compassion de l'équipe soignante qui visiblement s'en fiche et que j'ennuie a chaque fois pour leur demander de l'aide. Aucune pédagogie et je me sens vraiment nulle et incompétente à nourrir mon fils. L'envie de tout arrêter m'effleure de plus en plus. 

Le soir 2- j'ai voulu partir, la sage femme de nuit avait été dur et injuste, c'était la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Celle-ci, me disant que je l'avais appeler la nuit dernière sans cesse que je n'avais même pas mon fils. Elle commence à me dire des paroles qui font mal et que je dois me débrouiller si je veux sortir d'ici. En sortant, elle lache sa bombe en me disant que si je sonne cette nuit, elle se déplacera pas. Je suis anéantie sachant que les nuits me terrifie, j'étouffe, je veux sortir de là. La responsable d'équipe je suppose est venue me parler, je lui explique la situation et je lui dis que de toute façon, je serais bien mieux à l'extérieur et plus soutenue. Deuxième cout de massue, elle me dit que je peux partir, mais qu'elle garde mon fils.  Je ne peux pas laisser mon fils, alors nous discutons un moment, de mon accouchement et de mon allaitement, je me sens enfin écoutée et soutenue. A la fin, nous trouvons une solution. Elle prendrais mon bébé la nuit et viendrait le mettre au sein, quand il aura faim. La nuit passa tranquillement ! Le lendemain quand mon mari arriva, je lui ai tout expliqué et la décision fut prise, il resterait avec moi pour la dernière nuit. Qu'est-ce qu'on a eu raison !

Ce jour là, j'ai eu la visite de la psy, il faut croire que ma crise de la nuit avait éveiller des soupçons. J'ai raconté à la psy ce que j'avais dis la veille et franchement elle en avait mais rien à faire. Elle regardait son téléphone de temps à autres et quand le temps fut écouler elle partie. Top (ironique) ! Je me dis que la prise en charge reste à désirer. 

Une autre équipe me prise en charge et là ce fut tout autrement, la personne qui s'occupait de nous a vraiment été sympa.  Cette femme a sauvé mon allaitement et je n'exagère pas. Elle était très douce, très gentille et très patiente. Elle s'est rendu compte qu'Alexis ne savait pas tété et elle m'a apporté un " bout de sein " et nous a fait essayer plusieurs positions, nous avons trouvé la notre. Nous étions lancé, mais pas sauve, il fallait continuer nos progrès et voler de nos propres ailes si nous voulions sortir de la maternité. Elle m'informa que la nuit serait décisive. 

Vie de mère (6) - Allaitement partie 1

Cette nuit-là, j'ai eu ma monté de lait et Alexis a demandé a manger très très très souvent. Nous avons peu dormi, certes mais nous étions heureux d'avoir ensemble réussi à mettre notre bonhomme au sein. Tout se jouer sur sa prise de poids pour sortir. Nous avons pu sortir, malgré tous ces problèmes et j'étais fière qu'Alexis soit le seul bébé qui est pris du poids , en plus en allaitement. Je suis sortie de la maternité le cœur léger et confiante pour l'avenir. 

Je tiens à remercier la seconde équipe qui m'a pris en charge, qui m'a soutenue, conseillée et aiguillée. Je les remercie d'avoir  fait en sorte que je n'abandonne pas à cette première difficulté, car d'autres m'attendaient. 

 

Pour conclure, je dirais juste que les premiers jours d'allaitement, ce n'est vraiment pas simple. Il faut s'accrocher et surtout il faut être entouré. J'ai eu énormément de chance d'avoir mon mari et des amis qui m'ont soutenue pendant cette période, car je pense que sinon j'aurais abandonné. Personnellement, c'est trois jours ont été un choc d'émotions et j'avoue n'avoir pas pris spécialement plaisir à allaiter. C'était vraiment une période entre parenthèse: la fatigue, le stress, les problèmes à l'extérieur, les hormones, ... Ce n'était pas magique avec plein de paillettes ! 

 

Rien est impossible quand on est déterminé !

 

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